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Jusque là, tout va bien... Oui, jusque là... Et pour moi, tout allait bien aussi jusqu'à ce que le titre apparaisse. Un titre plutôt anodin en apparence : Gravity. Rien de grave, juste un truc qu'il n'y a précisément pas dans l'espace : de la gravité ! Enfin, quand je dis rien de grave, d'ailleurs... En fait, pour être honnête, je ne savais pas trop ce que j'allais voir quand j'ai pris cette place de ciné pour aller voir Gravity. Ce n'est pas pour George Clooney ni pour Sandra Bullock (il faudra d'ailleurs me faire penser, si jamais ça devait arriver, à ne jamais prendre un quelconque moyen de transport avec Sandra Bullock, parce qu'il n'en ressort jamais rien de bon... Bus ou fusée...) et j'avoue que si j'ai vu un court reportage sur le film, ça ne me disait pas vraiment plus ce qu'il en était de l'histoire. Et si on voulait être méchant, de toute manière, l'histoire tient sur un ticket de bus. Mais parfois, ce genre d'histoire permet juste de tenir une heure et demie en apnée. Et c'est un peu ce qui se produit avec ce Gravity qui est plutôt largement angoissant, oppressant. Il faut dire que le milieu hostile dans lequel se déroule l'intrigue n'y est pas pour rien. L'espace, c'est pas là où vous avez le plus de chance de survie quand il vous arrive un pépin. Et comme certaines personnes ont la poisse... Non, parce que si on voulait être à nouveau méchant, on pourrait aussi dire que Ryan Stone (qui est une femme), a vraiment juste une guigne pas possible tellement elle enchaîne les situations catastrophes ! Et cette vision là du film est sans doute tout à fait recevable. Après, c'est une question de goût, de couleur et peut-être de savoir-faire dans la mise en scène et l'alchimie d'un tout. En l'occurence, j'ai envie de dire qu'ici, ça fonctionne fichtrement bien tellement on est pris dans l'intrigue... Tellement on respire en même temps que le Dr Stone. On s'accroche à son siège face aux images de ce vide, de cette terre vue du haut, de ce silence parfois assourdissant (et des musiques qui interviennent quand il faut) et de ces moments d'adrénalines que procurent une situation grave... Oui, j'avoue que c'est une sacrée expérience en 3D que nous fait vivre ce film. On est en empathie total avec ce qui se passe devant nos yeux. Et le film évite même quelques fautes de goûts, même s'il a parfois fait un peu peur à ce sujet. Alors oui, j'oserais aussi dire que j'ai pensé à la fin de Titanic à un moment donné (pour le concept)... Mais zut, qu'est-ce que c'est beau quoi ! Il faut juste avoir le coeur bien accroché...