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Il faut souffrir pour être belle... Et si je vous dis que cinq amies, dont une est morte, le savent... Non, ne me répondez pas qu'elles sont des femmes au foyer désespérées ! Les pauvres, je ne sais même pas si elles pourront arriver un jour à ce stade vu ce qui leur arrive. En effet, si Pretty Little Liars pourrait démarrer comme un Desperate Housewives version ado, avec quatre amies réunies autour de la mort d'une cinquième qui est morte et un mystère à résoudre, l'une a su se diriger quand l'autre s'est un peu perdue en cours de route. Et c'est du côté d'ABC Family qu'il faut comprendre que la série a su traverser les épreuves au fil des saisons. Pourtant, ce n'était pas gagné. Après tout, faire courir le suspense sur plusieurs saisons autour de l'identité du mystérieux A qui harcèle Aria, Spencer, Emily et Hannah n'était pas gagné. Mais la série a su le faire, en gardant un certain rythme et une certaine tension. Elle n'est pas avare en révélations mais contrebalance le tout avec des retournements et des contre-verités. Un jeu peut-être un peu facile, mais fonctionnant ici diaboliquement bien (ce qui n'est pas toujours le cas ailleurs). Du coup, on ne se lasse pas des petites histoires pas si tranquilles que ça des habitants de Rosewood... Enfin, surtout du petit cercle d'amies que l'on suit (et parfois, un peu, de leurs parents). Des histoires pas si tranquilles et des histoires d'amours compliquées (et variées : lesbiennes, différence d'âge, petits secrets entre couple...) bien évidemment. Et si on avait eu la saison précédente une partie de l'identité de A révélée, ce n'est pas pour autant que les filles vont se la couler douce. Bien au contraire, c'est plus tendu que jamais et nos amies frôlent de nombreux dangers, plongent dans des états inédits... Il faut prendre la série pour ce qu'elle est, un divertissement n'ayant pas d'autre prétention que de jouer sur le suspense, notamment psychologique, parce qu'on élève ici le harcélement au rang d'art et ça n'a pas la portée (prise de conscience) que peut avoir un Life japonais par exemple (ou alors la morale est de toujours dire la vérité, ça évitera qu'on l'utilise contre vous par la suite !), mais qu'est-ce que c'est bon. J'ai dévoré la saison sans jamais me départir du plaisir de retrouver l'ambiance de la série et ses personnages qui en voient de toutes le couleurs. De nouveaux éléments viennent bien sûr épaissir le mystère, ou le relancer et la saison se termine sur un cliffhanger qui retient l'attention. Les mensonges sont parfois, eux aussi, exquis...