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En perdre son latin... Une expression que je pourrais utiliser assez souvent lorsque je regarde une saison de Doctor Who. Enfin, ça fait un moment que je ne cherche plus forcément à trouver de cohérence dans les voyages spatio-temporels du Docteur, parce que sinon, mon seul neurone qu'il me reste aurait cramé depuis longtemps. Alors peu importe si oui ou non les explications fournies ne sont qu'un écran de fumée, l'important, ça reste bien le voyage en compagnie du Docteur. Et ça fait 50 ans que ça dure. En tout cas, au Royaume-Uni... Contrairement à la France qui n'a découvert la série que bien tardivement. Et je ne jetterai la pierre à personne, déjà parce que j'étais pas né, et ensuite parce que je n'étais même pas devant France 4 lors de la diffusion du premier épisode de la saison 1 de la version 2005 de Doctor Who. Je ne me suis mis à la série qu'un an plus tard sans doute. En tout cas pour la saison 2. Je peux dire merci à David Tennant (qui porte bien son nom quand on connaît son surnom dans la série !) qui a attiré mon oeil sur une bande-annonce qui m'a intrigué. Et c'est vrai que depuis, le Docteur et moi, on ne s'est pas quitté. Bien évidemment, il y a eu des hauts et des bas, des épisodes mauvais (ah le fameux 2x09 "L'Hystérique de l'Etrange Lucarne" notamment !) et des saisons un peu moins enthousiasmantes que d'autres. Et j'oserai aussi dire que depuis que Moffat a pris les reines de la série, c'est une partie qui justement ne véhicule pas le même élan de tendresse que j'ai pu avoir envers la série. Pourtant, il a su créer des personnages intéressants et chaque compagnon du Docteur sait se faire accepter. Mais un petit quelque chose a aussi disparu. Et la question est la même à chaque fois que l'on bouleverse notre univers. Ainsi, l'arrivée d'un nouveau Docteur n'est pas sans poser quelques petites questions existentielles sur l'amour que l'on porte à la série. Mais ça, ce sera pour plus tard. Pour les 50 ans de la série, France 4 a donc fait les choses en grand, puisqu'elle a concocté une soirée marathon de la série (en diffusant notamment le dipsensable animé La Quête de l'Infini) et a pris soin de diffuser l'épisode spécial en même temps qu'une autre partie du monde, dont bien évidemment l'Angleterre. Alors je dois dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas regardé un épisode en direct comme ça à la télé. Et quelque part, ça fait du bien de ressentir cette union virtuelle où l'on sait que l'on regarde la même chose que les autres qui aiment aussi, au même moment... Qu'ils réagissent sans doute aux mêmes petites choses que nous. Comme cette apparition attendue de Ten qui revient faire un tour pour mon plus grand plaisir. Il restera mon Docteur... Le premier ! Et ça, ça ne s'oublie pas. Et si Steven Moffat a peut-être un peu perdu du charme qu'avait su apporter Russel T. Davies à la série, il a pour lui d'avoir su pondre quelques magnifiques épisodes. Et sans doute que "Le Jour du Docteur" restera aussi parmi le haut du panier tant il a su capter et jouer avec les différents visages du Docteur... Cet épisode porte bien son nom, puisque c'est avant tout un point sur le Docteur qui est fait. Lui, son origine, son passé, son présent, son futur... Les compagnons sont donc mis de côté. Un peu à regret mais ce n'était pas leur jour non plus après tout. Il y a tout de même eu quelques clins d'oeil sympathique. Dont une évocation de Jack Harkness (Torchwood), le retour du Grand Méchant Loup et des notes de musiques connues... Et puis surtout, cette rencontre entre 3 Docteurs de générations différentes est juste totalement jubilatoire (les joutes verbales sont légions), permettant de créer des solutions assez intéressantes (et forcément temporelles) aux problèmes qui se présentent. Bref, tout plein de bonnes choses qui fait que l'on était vraiment avec le sourire face à son écran.