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Viser en plein dans le mille ! Quand on s'appelle Oliver Queen, c'est normalement ce qui arrive. Au moins, si on parle d'arcs et de flèches. Après, viser dans le mille si on parle de la conquête du téléspectateur, c'est une autre paire de manche. Et dans le genre série à laquelle je ne croyais pas vraiment avant de m'y mettre, Arrow se plaçait en bonne position. Mais pourquoi donc ? Tout simplement parce que concernant l'Archer Vert, mon premier rapport s'est produit avec Smallville et qu'il était un peu dur de succéder à Justin Hartley. Non pas qu'il y avait quelque chose de totalement extraordinaire, mais disons que physiquement, c'était un blondinet qui me plaisait ! Donc c'est vrai que de savoir que quelqu'un d'autre allait reprendre ce rôle, j'étais un peu sceptique. Et soyons honnête, quand j'ai découvert Stephen Amell, je ne peux pas dire que j'ai été subjugué. Et je ne le suis toujours pas rendu à la fin de la saison. Enfin, disons que je ne suis pas sous son charme. Par contre, subjugué, si, je le suis quelque part : par ses prouesses physiques. Faut dire que le monsieur est outillé de manière assez extraordinaire... Et quand on sait qu'il passe une bonne partie de la série à montrer ses pecs impeccablement développés, c'est vrai qu'il a intérêt à ne pas se laisser aller ! Au-delà de ça, ça reste assez impressionnant de voir ce qu'il peut accomplir. L'autre chose qui m'a frappé quand j'ai commencé Arrow, c'est qu'on était à mille lieu de la série que j'aurai pu imaginer en me lançant dedans. Effectivement, il faut avoir à l'esprit qu'il s'agit tout de même d'une série estampillée The CW et qu'au final, elle n'a pas du tout cette image. Mis à part la plastique des acteurs très souvent mise à l'honneur, elle n'a pour moi pas franchement de caractéristiques que l'on retrouve ailleurs. Et surtout pas dans Smallville en fin de compte.

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Les deux séries ont des approches radicalement différentes en terme d'adaptation de comics. Déjà, Arrow a décidé de faire enfiler le costume à son justicier sans tourner autour du pot. Et le cuir vert me redevient tout d'un coup sexy ! Vous ne le pensiez pas, moi non plus, mais si ! Ensuite, c'est peut-être aussi un question d'époque (peut-être que les spéciliastes de comics pourront confirmer ou non, trouver à redire à cette adaptation dont j'ignore si elle s'avère fidèle ou non -mon seul autre point d'ancrage étant Batman l'Alliance des Héros en plus de Smallville-) mais on est dans la tendance de ces dernières années à se rapprocher de quelques choses de plus réaliste, moins fantasmé, moins totalement improbable côté univers (même si bien entendu l'Archer aligne un bon nombre d'adversaire et qu'il a une sacré dextérité côté tir à l'arc, ça reste dans le domaine du crédible)... Un peu à l'instar de la trilogie The Dark Knight pour Batman. Et vu l'univers sombre que possède Arrow, j'ai envie de dire qu'il s'agit presque d'un modèle pour la série et que ça fonctionne bigrement bien. D'autant plus que notre Justicier à Capuche est très loin d'être le héros au sourire ultra-bright et lisse qu'il aurait pu être. Blessé et marqué, que ce soit dans sa chair ou dans son âme, l'Archer Vert n'hésite pas à tuer de plein gré pour atteindre l'objectif qu'il s'est fixé. Et on ne parle pas de créatures fantastiques, mais bien d'humains ! En plus de ça, pas de temps mort avec sa narration à deux vitesses qui nous raconte en parallèle la naissance de notre héros avant son retour au bercail après cinq années passées sur une île... Pas si déserte que ça. Là, j'ai envie de dire que Lost a presque instauré un modèle. Et des deux côtés, les intrigues arrivent à avancer à un rythme satisfaisant et à tenir en haleine, jusqu'à un final qui devrait en laisser plus d'un coi ! Alors c'est vrai que les acteurs ne sont pas toujours au top (et la VF n'aide pas forcément -oserais-je dire pour une fois-) et que la série posséde des ressorts assez classiques dans l'absolu, mais ils sont bien utlisés, bien amenés, dosés et tout, que l'on tient là une excellente série consacrée à un superhéros. Et ça, peut peuvent s'en vanter (j'ai envie de mettre Flash dans ce panier par contre). Et puis comme pour soutenir tout ça, il y a aussi quelques têtes connues qui font plaisir à voir comme John Barrowman ou Alex Kingston, qu'en plus il y a le charmant Colin Donnell, il n'y a vraiment pas de quoi bouder son plaisir. Arrow sait viser droit au coeur !