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Un train peut en cacher un autre... Et une série aussi. En l'occurrence, on m'avait jamais dit que Rome avait eu le droit à son spin-off sur HBO ! Non, vous n'êtes pas au courant ? Vous êtes sûr ? Parce que pourtant, impossible que vous soyez passés à côté tellement on en fait tout un bazar ces derniers temps... Bon, je vais vous mettre sur la voie, ça s'appelle : Game of Thrones. Non, je n'ai pas fumé la moquette, contrairement à ce que vous pourriez croire. Il s'avère juste que j'ai un peu le même ressenti en visionnant les deux séries qui sont par ailleurs assez voisines dans leur traitement de la sexualité et du sang. C'est violent, c'est cru, c'est sexe, c'est gore (mais pas de la même manière qu'un True Blood donc). Après, nous sommes d'accord que les deux séries ne se déroulent pas tout à fait dans le même univers, mais ce n'est pas pour autant qu'elles n'en sont pas proches et avec des enjeux un peu similaires. Mais si, toutes ces petites guerres entre clans, familles et tout, histoire de savoir qui va accéder au trône de fer et gouverner, quand même ! Alors oui, clairement, je ne me suis pas montré séduit par la série dès les premières images. Entendons-nous bien, elles sont superbes ces images, hein, visuellement parlant, mais je ne suis décidément pas fait pour trouver dans les séries de la chaîne cet amour populaire que je peux avoir pour d'autres. Et il aura fallu que je m'habitue peu à peu à tout cet univers pour un peu plus entrer dans la série et me laisser un peu séduire quelque part. A l'instar de Rome, Game of Thrones n'est sûrement pas une série que je reverrais mille fois, mais il est indéniable qu'on ne puisse parler d'elle que de manière positive dans l'ensemble. Le récit concentré sait surprendre et nous dit que nul n'est à l'abri (bon, peut-être aussi parce que je ne sais pas quel acteur joue tel personnage, hormis Peter Dinklage que je connaissais d'ailleurs) et promet sûrement des rebondissements intéressants pour la suite. L'univers dépeint est sans fard (la rudesse des conditions de vie de certaines classes de la population, des guerriers qui violent sans vergogne...) et les personnages sont complexes. J'ai bien évidemment plus ou moins accroché à eux... Et à vrai dire, peu ont réussi à vraiment totalement me séduire, si ce n'est la jeune Arya (féministe avant l'heure) et le charmant Jon Snow (ben oui, mignon au regard tristounet et plutôt la main sur le coeur, se trouvant des compagnons de fortune qui pourraient bien lui être fidèle -ou pas, vu la série-). Y'a bien aussi le frère homosexuel du roi (qui a aussi le droit a une scène un peu dénudée), mais il n'a qu'un rôle secondaire. A voir si y'aura un développement de ce côté. Bon, et juste pour le plaisir des yeux, il y a aussi Drogo, interprété par un Jason Momoa tout en muscles qui a bien fait du chemin depuis Alerte à Hawaï !! D'ailleurs, comme j'ai vu la plupart des épisodes sans les sous-titres pour les dialogues en dothraki, j'étais content qu'il ne parle pas plus que ça au final. Et puis faut aussi dire que dans tous les cas, il est plus sympathique que le très énervant petit morveux Prince Joffrey qui m'a donné des envies de meurtres à chaque apparition (c'est certes de famille, vu sa mère et son oncle, mais lui, c'est particulièrement intense tout de même). L'univers reste tout de même assez masculin et machiste (à l'instar de la série à laquelle je me réfère depuis le début de ce billet), les femmes étant dans l'ombre, tirant les ficelles du destin... Ou parfois, prenant un peu plus corps au fur et à mesure, s'extirpant du rôle auquel on pensait qu'elle allait se cantonner, comme Daenerys la khaleesi. J'essaierai de mettre moins de temps entre deux saisons qu'avec Rome, histoire d'un peu plus apprécier dans la continuité mais voilà en tout cas un jeu de trône qui sait vous clouer d'une manière ou d'une autre.