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C'est dans les vieux pots... Qu'on fait les meilleurs films ? Bon, alors ok, ce n'est pas tout à fait vrai ici, parce que ce Hugo Cabret de Martin Scorsese s'avère plus un hommage réussi aux débuts du cinéma qu'autre chose... Et je dois dire que je me suis franchement laissé envoûter par cette partition très graphique, qui vous transporte dès les premières images dans un monde à part (avec un effet un peu pop-up de la neige en 3D qui faisait plaisir à voir !), celui d'Hugo Cabret, ce jeune garçon qui saura faire vibrer au fur et à mesure que l'on avance dans le film et que l'on découvre un peu plus son histoire. Alors oui, sans doute que cet univers singulier n'est pas si exceptionnel que ça mais il a néanmoins su retenir mon attention. J'ai aimé l'histoire autour de cet automate qu'il faut réparer, cet homme à la jambe mécanique qui se bloque, ces amoureux de la gare qui ont un obstacle entre eux... C'est bigarré, c'est tendre. Et puis il y a tout de même ce lieu magique, celui des coulisses des grosses mécaniques des horloges qui donne lieu à des scènes vertigineuses. Et puis il y a aussi Paris, ville de lumière, ville de poussière ! Oui, il y a plein de trucs qui volent tout le temps. Quand ce n'est pas les flocons, c'est donc la poussière. Alors ok, la musique est un peu clichesque (France donc accordéon et tutti-quanti) mais peu importe... Visuellement, c'est quand même une sacrée claque. Et le film a même réussi à ne pas me faire détester Sacha Baron Cohen ! Quand même un exploit. Bon, ben voilà, je l'aurai finalement vu ce film... J'ai mis un peu de temps. Disons, que j'hésitais pas mal. L'affiche me donnait envie, la 3D aussi mais je n'étais pas sûr d'apprécier que ce soit son histoire ou son atmosphère. Alors, on peut remercier le Père-Noël qui me l'a livré en duo avec Le Pôle Express pour alimenter ma télé, parce que finalement, j'ai été séduit par l'ensemble... Et que du coup, ça m'a permis de voir mon deuxième Martin Scorsese après Shutter Island... Ne jamais désespérer. Enfin, pour terminer, j'ai envie de dire qu'ici j'ai vraiment ressenti que la 3d apportait une touche d'âme supplémentaire au film, comme sur cette scène de fin où il y a une jolie transition-hommage au vieux ciné... De quoi se courber devant Hugo...