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Ce que l'on désire n'est pas toujours ce qu'il y a de mieux... Et en matière de série télé, c'est donc un peu la même chose. Ce que l'on désire voir n'est pas toujours ce que l'on va apprécier. Alors c'est vrai que sur le papier, 666 Park Avenue avait certaines choses pour plaire, notamment la présence de Dave Annable (Brothers & Sisters) et une atmosphère qui en général me plaît, le genre d'histoire pour lequel je suis plutôt bon client. Bon, le point négatif dans tout ça, c'est tout de même la présence de Terry O'Quinn que je ne peux plus voir en peinture depuis Lost dans lequel son personnage m'a profondément traumatisé (énervé, agacé ou autre au choix). Et ne passons pas par quatre chemins, c'est pas ici qu'on m'aura réconcilié avec l'acteur. Le personnage n'est pas sympathique, pas plus que ça, mais c'est un peu fait exprès, on est d'accord. Mais c'est juste que j'ai un peu peiné devant mes épisodes. Network oblige, on ne peut pas pousser trop loin dans l'horreur ou la peur et le problème, c'est que American Horror Story est passé par là, que X-Files faisait bien plus en son temps et qu'à aucun moment la série n'arrive de toute manière à créer une quelconque atmosphère qui pourrait être ou pesante ou dérangeante, même sans aller loin au niveau du visuel. Au lieu de ça on a juste le droit à quelques manipulations et quelques effets un peu fantastiques pour tenter de nous tenir en haleine sur un pseudo-mystère, ainsi qu'un plan, autour de notre couple qui emménage (Henry et Jane). Bon, cette série annulée au terme de 13 épisodes aura au moins le bon goût de donner une pseudo-conclusion à l'ensemble, même s'il restera plein de mystères et que le développement de l'intrigue n'et pas des plus faramineux (on avance un peu par à-coup). C'est déjà ça de gagné. Au rayon de ce que j'ai pu apprécier, notons la présence de quelques guests comme Enrique Murciano (FBI Portés Disparus) que j'étais content de retrouver ou encore Whoopi Goldberg dont on se demande ce qu'elle vient faire dans cette galère. Ah et puis aussi l'utilisation de musiques classiques lors de quelques scènes qui sonnent bien (visuellement parlant). Rien de bien original, mais on va pas cracher sur la soupe non plus. Ca me désole un peu toujours quand je pense que quelque chose va me plaire et qu'au final je sors du visionnage déçu... Peut-être que les auteurs auraient dû eux-même faire appel à Gavin et pactiser avec le Diable !