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Nul n'est parfait... Et ce n'est pas un certain Ryo Saeba (alias Nicky Larson dans la VF de la série animée) qui dira le contraire. Il est même très loin de la perfection, et pourtant, il aura réussi à séduire bon nombre d'entre nous. Et pas seulement pour son physique (non, soyons honnête, le gars est bien bâtit !), mais aussi pour sa personnalité d'écorché de la vie qui le masque par d'incessantes pitreries et une libido plus haute que la moyenne (même si la libido en question dans la VF était plus une envie de restaurant végétarien !!). A l'époque, c'était donc tout naturellement que j'avais plongé dans le manga aux éditions J'ai Lu (surtout vu le prix attractif des premiers volumes, même si du coup, la qualité n'est pas non plus totalement au top, mais la réédition coûte aussi un bras, alors je n'ai jamais tenté... Mais j'avoue que j'ai hésité...) et il y a quelques années, j'étais reparti sur une intégrale de la série... Sauf que j'ai dû m'arrêter en cours de route. C'est qu'après la version papier, c'est un peu difficile en fait. Pas tant à cause de la VF décriée (qui a néanmoins ses fans), parce que j'ai connu l'animé comme ça à l'époque et que ça ne m'a pas plus dérangé que ça de revoir ça avec mes yeux d'adulte, mais plus à cause du graphisme qui n'est pas forcément à la hauteur du trait de Tsukasa Hôjô (dans les derniers volumes encore plus) et surtout des adaptations des chapitres du manga qui ont été bien amputés pour coller à la longueur d'un épisode standard. Sans parler des inédits à la mécanique trop bien huilée et pas toujours trop inspirés. Hors, on se rend compte que dès que l'on passe au format un peu plus long (du type une histoire narrée sur 2 épisodes), on y gagne. Et ce qui allait encore plus dans ce sens, c'est que j'avais acheté entre temps la VHS (oui, oui) de City Hunter, Services Secrets, le premier des trois téléfilms spéciaux diffusés quelques années après la fin de la série. Et honnêtement, là, j'avais vraiment adoré l'histoire. Pourtant, c'était du classique, mais du classique qui avait 1h30 pour développer ses personnages et son intrigue. Et c'est vraiment là où l'on ressent toute la différence.

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Alors j'avoue que j'ai été ravi de pouvoir enfin voir les autres films, OAV ou téléfilms quand j'ai eu le coffret le regroupant entre les mains. Si j'avais pu déjà jeter un coup d'oeil à Goodbye My Sweeartheart et Complot pour 1 Million de $ (aussi acquis en vhs), le reste était inédit. Et dans l'ensemble, il n'y a rien à regretter. Les histoires tiennent le coup, elles reflètent pas trop mal la diversité des situations qu'on a pu connaître et on retrouve les éléments qui ont fait mouche dans la série et qu'on a aimé (les massues de Kaori, les égarements libidneux de Ryo, la rivalité entre les différents mercenaires, de l'action, de l'humour, du drame...). Oui, City Hunter c'était un cocktail détonnant que n'aura pas réussi à égaler sa "suite" d'une dimension parallèle, à savoir Angel Heart. J'avoue tout de même que dans tout ça, j'ai une petite préférence qui reste Services Secrets. L'histoire me touche tellement à chaque fois, les personnages sont sympas, l'humour réussie... Et diantre, quelle musique, quelle musique ! La plus belle BO de tous ces hors-série. Et puis, on retrouvait dans la VF les voix d'époque d'un certain nombre de persos (Ryo, Kaori et Saeko notamment). Parce que je ne peux pas évoquer ce coffret sans évoquer les différentes VF puisqu'il y a eu deux éditeurs différents. Dybex a récuppéré les droits des 2 autres téléfilms et des OAV et du film, tandis que c'est AK Vidéos qui avait édité Services Secrets à l'époque. Et si l'adaptation s'était voulue plus sérieuse et fidèle (ce qu'elle est, je pense), le partie-prit avait été de conserver les noms de l'adaptation française aussi (Nicky, Laura et Hélène) alors que Dybex n'a fait que récupérer Vincent Ropion -toujours aussi parfait dans ce rôle- pour Ryo et a préféré garder les noms originaux. Du coup, j'ai tout de même eu un peu peur, mais au final, ça n'a pas trop choqué mes oreilles. Je dirais même que j'ai été agréablement surpris, parce que dieu sait que je pouvais aimer chacune des anciennes voix. Mais Suzanne Sindberg, notamment, m'a bluffé sur le rôle de Kaori. Elle est à la hauteur de Danièle Douet ou Anne Rondeleux (qui retrouve Kaori pour le dernier téléfilm La Mort de City Hunter -titre que je n'ai pas bien compris cela dit... Enfin, par rapport à ce qui se passe dans l'épisode-). Bref, City Hunter, ça se savoure sur la longueur...