the-last-of-us-shot-one

Et si on mourrait demain ? C'est vrai ça, que pourrions-nous bien faire ? Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Peut-être que si je vivais dans un monde aussi hostile que celui de The Last of Us je me la poserais un peu plus souvent... Je me triturerai peut-être un peu plus les méninges. En attendant, je me suis donc juste laissé prendre par ce jeu made in Naughty Dog, les créateurs de la très bonne série Uncharted sur PS3. J'y suis un peu allé les yeux fermés avec cet achat, le sujet me parlant et l'équipe technique ayant donc déjà fait leurs preuves sur leurs capacités à me faire aimer un jeu. Alors maintenant, Joel et Ellie sont tout à fait charmants, mais ils ne remplaceront pas Nate dans mon petit coeur de joueur (et je ne dis pas ça parce que Nate est assurément sexy et un peu plus jeune que Joel, parce que le Joel reste malgré tout séduisant !). Non, c'est juste qu'au final j'ai un peu moins accroché à l'ensemble. Pourtant, il n'y a guère de reproche à faire à The Last Of Us. Le seul gros point éventuellement noir que l'on pourrait évoquer, c'est son scénario plutôt convenu dans l'ensemble et un peu déjà-vu. Il faut dire que cette histoire de survie dans un monde sombrant dans le chaos pour cause de on-ne-sait-trop-quoi qui fait qu'il y a des personnes qui sont infectées et tentent de vous bouffer pendant qu'à côté règne la loi du plus fort parmi les rares rescapés n'est pas totalement inédite. Après, c'est mené encore une fois de main de maître et le jeu nous réserve quelques beaux moments, parfois cruels, parfois tendres... Comme cette relation qui se construit au fur et à mesure entre Joel et Ellie, deux êtres qui n'étaient pas fait pour se rencontrer au départ. J'avoue qu'ils sont touchants tous les deux (même si ça n'a peut-être pas fait mouche autant qu'escompté en ce qui me concerne) et qu'ils forment une belle équipe. Et heureusement, parce que pour avancer dans ce monde inhospitalier, ils ne sont pas trop de deux... Surtout qu'il me faut toujours un peu d'aide durant les batailles dans ce genre de jeu... Oui, parce que tout n'est pas un long fleuve tranquille, bien qu'il soit conseiller d'y aller plutôt à la discrétion qu'au bourrinage. Parce qu'autant dans Uncharted on pouvait s'en sortir même sans être discret, autant c'est plus compliqué ici (surtout quand vous visez à côté deux fois sur trois comme moi), bien que tous les chemins sont possibles. Qui dit jeu de survie, dit équipement limité... Quoique, comme toujours, tout est relatif... En fait, j'ai toujours le même problème... J'ai tellement peur de manquer de munitions, de santé, que je garde au maximum... Ce qui fait que dans certains cas, je n'ai pas vraiment utilisé tout ce qui pouvait être mis à la disposition du joueur (oui, j'aime le poing plus que l'arme pour économiser... Ce qui joue parfois des tours !), et on le regrette toujours un peu. Y'a des fois, où ça m'aurait sûrement simplifié la vie... Parce que certains passages sont tendus. D'autant plus qu'il faut prendre du temps à couvert pour confectionner des armes ou se soigner (non, il ne suffit pas juste de se planquer pour s'auto-soigner comme dans Uncharted). Le tout s'avère assez instinctif et varie les plaisirs avec des phases de découvertes (parfois contemplatives) et des phases d'action un peu plus musclées... Ou de l'infiltration. Les commandes répondent bien tandis que les graphismes sont quand même formidablement réussis et que la musique est plutôt agréable dans l'ensemble. Pas de regret à avoir succombé aux appels de la survie...