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Le mieux est l'ennemi du bien... Et le trop long est l'ennemi de l'enthousiasme ! Alors c'est vrai, il y a quelques années, j'avais été enchanté à la lecture des deux premiers volumes de Saint Seiya The Lost Canvas inspiré du légendaire Saint Seiya de Masami Kurumada et repris par Shiori Teshirogi. En effet, la mangaka avait l'habilité de reprendre une identité graphique à son compte, se rapprochant des magnifiques chara-design de Shingo Araki tout en conservant le style graphique (notamment au niveau des trames des armures) propre à Kurumada et reprenait aussi de bonnes idées de la série télé se concentrant un peu plus sur les personnages et leurs histoires, un peu moins sur les batailles. Sauf qu'au fil des volumes, j'avoue que l'enthousiasme s'est amenuisé. Je ne saurais dire quand exactement. Il faudrait pour cela que je reprenne la lecture d'une traite de l'ensemble des 25 volumes qui composent ce nouveau chapitre de la mythologie Saint Seiya, mais clairement, ces dernières années, sur les derniers volumes, j'avais envie d'en finir, de voir tout ça se terminer. Là où l'oeuvre de Kurumada arrivait à rebondir avec de nouveaux chapitres arrivant au final à ne pas trop éterniser son histoire, même si parfois il y avait un côté répétitif, Shiori Teshirogi ne nous livre qu'une histoire même si l'on sent bien qu'il y a différentes périodes lors de la narration de cette précédente Guerre Sainte, celle d'avant l'époque de Seiya, Shiryu et compagnie. Du coup, peut-être que l'on décroche un peu plus facilement, d'autant plus qu'il règne parfois un air de déjà-vu. Même si graphiquement, ça ne m'a pas dérangé. Honnêtement, je crois que le récit aurait gagné a avoir été un peu plus ramassé qu'il ne l'ait. Quitte à mettre en scène moins de personnages. Cela étant dit, on ne peut que saluer les planches de la mangaka qui sont plutôt réussies (même si parfois la lecture n'est pas totalement évidente) et le côté préservé de l'esprit de l'oeuvre d'origine (contrairement peut-être à une adaptation telle que Saint Seiya Omega...). Le tout offrant en conclusion un pont attendu, étant donné que certains protagonistes font partie des deux histoires. Bref, vous l'aurez compris, pour moi, Saint Seiya The Lost Canvas, c'est bon... mais un peu long !