bill-skarsgard-hemlock-grove-exclusive-interview-01

Faire preuve de patience est parfois une sagesse... Et parfois, c'est faire preuve de masochisme. Dans certains cas, j'avoue que je n'ai pas de doute, je sais tout à fait dans quelle boîte ranger ma patience. Par contre, j'avoue qu'avec la création originale de Netflix qu'est Hemlock Grove que l'on doit à Brian McGreevy et Lee Shipman, j'ai un peu plus de mal. Parce que, ne faisons pas d'un suspense insoutenable ce qui est une évidence pour ceux qui ont déjà lu mes quelques réactions sur Twitter, je me suis quand même ennuyé fermement une très majeure (pour ne pas dire quasi-totalité) du temps. Et mon rythme de visionnage s'en est ressenti. A peine un par jour (là où The Following m'avait tellement captivé que j'avais même pas tenu ma résolution de suivre le rythme télé !). Alors ok, ça vient aussi peut-être un peu de moi, je suis moins dans ma période bizarre peut-être, vu que je n'ai pas non plus accroché à 666 Park Avenue... Mais dans les deux cas, la qualité de la série n'aide pas non plus. Quoique je n'ai pas non plus des montagnes de choses à reprocher à Hemlock Grove. Et c'est peut-être là mon malaise. Alors oui, y'a tout de même un rythme particulier qui ne confère pas au visionnage rapide de la saison et peut-être que l'ambiance se cherche trop pour être parfaitement convaincante. En effet, la série veut, semble-t-il, jouer sur les terres de American Horror Story, sauf que le bizarre juste pour le bizarre, ça ne le fait pas. Du coup, la création de Netflix a beau se la jouer pleine de mystères, de créatures étranges, de secrets, le tout saupoudré d'un peu d'hémoglobine, la sauce a du mal à prendre. Et ce n'est pas faute à elle d'avoir des éléments intéressant. Les personnages sont finalement attachant. Il est marrant de voir naître cette relation amicale inattendue entre Peter (pas mon type a priori, mais qui possède plutôt un certain charme au final) et Roman par exemple. Tout comme Shelley est un grand personnage totalement fascinant à cause de sa sensibilité mais aussi de sa difformité et des regards que portent sur elle d'autres personnages qui l'entoure, comme Peter et Roman mais aussi Norman. Ca m'a vraiment touché. J'aime cette "bizarrerie" pas vraiment expliquée... Quant au reste, Hemlock Grove veut en faire parfois trop, quitte à tomber dans le grotesque (le final notamment) et s'avère somme toute assez classique, mais possédant un certain charme visuel (dont quelques moments anthologiques gores, comme la transformation en loup de Peter !!) et sonore (merci Nathan Barr). Bon, du coup, après visionnage, ça ne m'étonne pas de ne rien avoir lu dessus, qu'on en fasse pas tout un pataquès comme on peut le faire pour House of Cards (et comme j'aime bien être contrariant, j'ai pas vu cette dernière) et j'avoue que je suis bien embêté pour la saison 2... Puisque saison il y aura... Ok, les deux derniers épisodes m'ont un peu plus enthousiasmé que le reste, mais est-ce que ce ne serait pas un peu trop que de se forcer à nouveau à terminer une deuxième saison (un peu plus courte) ? Je ne sais pas... Je prendrai sûrement mon courage à deux mains, parce que je suis malgré tout curieux.... Et que la curiosité est ici un vilain défaut ! Mais tant pis !