Looking-season-1-episode-5-recap-feature

La persévérance paie-t-elle parfois ? C'est un peu ce que je me demandais quand j'ai tout de suite su que j'allais, quoiqu'il arrive, terminer cette première saison de Looking, la nouvelle série gay-centrée de la chaîne américaine HBO. Parce que quoique mon enthousiasme fut peu élevé, je ne sais pas, il y avait peut-être un espoir de voir cette étincelle s'illuminer. Donc, les huit épisodes de cette première saison, la série en aura une seconde, sont terminés. Le temps sans doute de voir maintenant si laisser un peu de temps aux personnages et aux histoires de séduire valait la peine. La réponse ne s'avère toujours pas réellement claire en ce qui me concerne. Certes, j'ai beaucoup aimé l'épisode 1x05, sans doute le meilleur de toute la saison. Pratiquement centré uniquement sur Patrick et Richie, peu parasité par les autres personnages, de véritables tranches de vies qui sonnaient relativement justes et réelles. J'avoue, j'ai parfois (toujours) un petit coeur d'artichaut qui bât la chamade et le couple me plaisait bien ici. Le problème que j'ai avec la série vient peut-être d'ailleurs de là. Elle n'offre pas franchement de but, juste des petits morceaux de la vie quotidienne et plutôt amoureuse de ses protagonistes... Loin d'être dénués de défaut... Ce qui fait qu'on peut du coup tout aussi bien adorer que détester. Moi, juste ça, il semble que ça ne soit pas mon truc (et pourtant, dieu sait que je peux aussi aimer des séries où il ne se passe rien comme dans Ailes Grises, un concentré d'animation japonaise poétique, mais là, vraiment... Hormis cet épisode 1x05, peut-être un peu le 1x07, le reste ne m'a spécialement emballé. Déjà, Patrick est bien sympa mais possède ses petits côtés agaçant (dont peut-être son indécision), mais le pompom revient au personnage d'Agustin qui en plus d'avoir une barbe juste pas possible (et c'est pas comme si la série n'avait pas déjà assez de ce côté-là, parce que c'est un peu le royaume de la barbe et de la moustache !), est irritant au possible. Heureusement que Frank est là pour sauver les histoires du couple (et ça ne suffit même pas pour tout dire). De son côté, Dom est plutôt sympathique a un peu se chercher et se découvrir à l'aube de sa quarantaine (et malgré sa moustache), mais il n'y a pas de quoi sauter au plafond non plus. Pato reste bien le point central de la série. Et vu le nombre de scènes qui lui sont consacrées par rapport à ses comparses, il n'y a pas vraiment de doute là-dessus. Heureusement donc qu'il a certains atouts pour lui. Du coup, je reste sur cette sensation mitigée vis-à-vis de la série. J'ai été content d'y retrouver le sexy Russell Tovey (vu dans Being Human version anglaise), j'ai aimé l'hstoire du couple Patrick/Richie mais je n'ai pas l'impression d'avoir eu cette nouriture sériephile que j'attendais. Pas plus que d'y trouver ce que j'attends totalement de personnages gays, qui vivent des histoires d'amour certes, mais qui ne sont au final uniquement décrits que par ça. Hors, je persiste et je signe, je veux autre chose. Je veux le beurre, l'argent du beurre et (vous connaissez la suite avec le crémier !). Il ne reste plus qu'à la deuxième saison de trouver les moyens de me convaincre un peu plus, de m'offrir plus... Je ne sais pas quoi, je ne saurai uniquement dire que si ça me convient ou non... Looking ou, pour moi,... la série qui se cherche...