20213710

La vie est un éternel recommencement... Du coup, dans la série, c'est un peu pareil... Et chez les créateurs aussi. Pas étonnant donc que Partners ait quelques airs de Will & Grace, puisque l'on doit cette sitcom à Max Mutchnick et David Kohan. Bon, on va pas tourner autour du pot, si j'ai regardé Will & Grace c'était pour le côté gay... Si j'ai regardé Partners, c'est pour la même raison. Si Michael Urie était sympa dans Ugly Betty, c'était en partie aussi à cause de son rôle. Et après Numbers, j'avoue que le pauvre David Krumholtz ne m'attirait pas des masses (et doit-on rappeler que c'est à lui que Carter à quelques soucis dans la saison 6 d'Urgences ?). Niveau cast, j'avoue qu'il y avait tout de même l'atout bogosse avec Brandon Routh qui fut le Superman du Superman Returns. J'avais regardé le pilote en VOST à l'époque et ça ne m'avait pas particulièrement emballé. A l'occasion d'un petit week-end avec pas grand-chose à me mettre sous l'oeil, et vu la durée, je me suis finalement relancé dans la série. Côté sitcom, j'suis pas forcément très difficile, et donc, c'est passé. Y'a rien de bien neuf dedans (pas même la relation entre les quatre protagonistes, puisque ça rappelle pas mal la série précédente des deux créateurs en faisant un peu le jeu des chaises musicales et en mettant les persos en couples), et c'est pas toujours très drôle, mais bon, quand on a rien à regarder, ça passe quoi. Ce qui passe un peu moins par contre, c'est cette suspension temporelle qui s'est passée entre Will & Grace et Partners. Il y a quand même 7 ans d'écart entre les deux séries et ils sont toujours aussi frileux dans la représentation du couple gay. Passe encore que l'un d'eux soit plutôt maniéré, on est dans une sitcom, on force le trait, ça me choque pas. Par contre, point d'échange affecteux à l'horizon, hormis dans le dernier épisode qui donne l'occasion de voir un rapide petit bisou gay plutôt chaste (que même dans Glee ou Pretty Little Liars s'est plus chaud !). J'ai pour le coup envie de reprendre une phrase d'un célèbre philosophe : "nan mais allô quoi !". C'est pas ce qui doit caractériser une série, m'enfin tout de même. Et puis comme on profite à peine de la plastique de Brandon Routh pour éventuellement compenser ceci, bah on l'a tout de même un peu mauvaise. Donc pas vraiment de regret quant au fait que la série s'est retrouvée annulée au terme de cette unique saison de 13 épisodes malgré un moment tout de même pas désagréable passer au leur  compagnie... D'autant plus qu'on peut presque estimer que l'on a une fin. Un peu brutale (et légèrement ouverte), certes, mais fin quand même. Partners reposer donc en paix au cimetière des séries vite vues et vite oubliées...