Florent-Pagny-au-Titty-Twister-de-Paris-le-1er-octobre-2014-2

Quand la lumière s'éteint, ce n'est que le commencement... En tout cas, quand il s'agit de spectacles. Et si c'est très souvent la même chanson, ce n'est jamais le même concert, ça reste un moment unique. Depuis quelques années, j'ai donc profité d'être dans une ville où il y avait un peu plus de choix pour y aller plus souvent selon les diverses occasions qui pouvaient se présenter. Découvrir une première fois Florent Pagny en concert, ça s'est fait assez naturellement, puisque depuis l'album Savoir Aimer, je dois bien avouer que j'aime le gros de ce que peut proposer le chanteur (en tout cas, dans les disques originaux, ayant toujours été moins sous le charme des albums conceptuels). Le dernier album en date, composé par Calogéro a mis un peu de temps à me séduire totalement, mais peu importe, j'avais déjà dedans quelques coups de coeur qui justifiaient l'achat d'une place au plus proche (3ème rang, bien au milieu). Je suis toujours un peu désolé pour les 1ères parties de concert, parce que la chose est sûrement loin d'être évidente, mais mis à part Sirius Plan (pour Emmanuel Moire), ça a fait chou-blanc à chaque fois en ce qui me concerne. Ce n'est donc pas l'invité de Florent (malgré un peu d'humour) qui aura changé ce constat. Premier constat que je ferais, c'est le système pour ranger le rideau... C'est bête à dire, mais je ne voyais pas ça comme ça (oui, il y a un rideau pour protéger la scène jusqu'à l'arrivée de Florent Pagny, histoire de cacher un peu... euh... bah la scène quoi !)... Un p'tit moment de flip qui après coup fait rigoler (oui, que font ces messieurs juste devant la scène ? Ils triturent des câbles électriques, y'a un problème quelque part ? Ah non, ils sont juste là pour ramasser le rideau, après qu'il soit tombé ! Okayyy !). Le premier sentiment de ce concert revient donc à la découverte de la scène. Pas de grand décor, c'est sobre, juste un grand cercle lumineux amovible qui donnera tout au long du tour de chant de superbes effets (couplés aux autres lumières présentes) et les différents musiciens présents. Assez nombreux, et là encore (comme pour Emmanuel Moire), avec des violons qui font une belle différence et qui viennent apporter de la douceur même quand les morceaux se font plus "rock" (au passage, les demoiselles était fort jolies, et l'une d'elle était à fond quand elle ne jouait pas sur "Mon Amour Oublie que je l'Aime" ou "Je Parle Même pas d'Amour").

Florent 01

La petite surprise du chef étant son arrivée, sobre mais plutôt inattendue (j'avoue, je l'ai cherché !! J'avais bien vu une ombre sur les côtés mais point d'où ça provenait... Puis avec un peu d'aide du public derrière moi, j'ai compris où fallait poser son regard !). A ce moment-là, vient donc s'ajouter un écran, lui aussi amovible, projetant quelques vidéos, effets stroboscopiques et autre. Le tout étant vraiment élégant. La petite appréhension que je pouvais avoir venait de la set-list. Certes, j'aime bien le gros de ce que fais le chanteur donc, mais parfois, je suis moins fan. Et comme le monsieur commence à avoir un certain nombre d'années de carrières, et donc autant d'albums, retrouver les chansons qui plaisent n'est pas forcément aussi évident que ça. Il y a les quelques incontournables dont on sait qu'ils seront là ("Savoir Aimer", "Bienvenue Chez Moi"), mais pour le reste... Eh bien, en ce qui me concerne, mis à part la reprise de "Gaby", pas de fausse note. Les titres d'Ailleurs Land ("Mon Amour Oublie que je l'Aime", "Je Parle Même pas d'Amour" et "Demandez à Mon Cheval") font partie de mes préférés de l'album, tout comme ceux issus de Châtelet les Halles (le titre éponyme, "Y'a pas un Homme qui soit Né pour Ca" et "Et Un Jour une Femme") sans oublier "Ma Liberté de Penser" et "Là où je t'emménerai". C'est bien dosé, pas que des singles et avec les dix titres de Vieillir Avec Toi (pas de jaloux !), des parties plus agitées que d'autres (même si je crois que Florent a trouvé le public Rennais un chouia timide quand il a invité les derniers à être les premiers, mais il y a tout de même eu du mouvement). Et puis du côté du chanteur, rien à redire non plus. Honnêtement, l'homme a une sacrée voix et peut vraiment tout se permettre, sans donner l'impression qu'il en fait des caisses (vocalement) et c'est très agréable (tout comme la arrangements parfois péchus donnés à certains titres), chaleureux, souriant, prenant le temps de dire un p'tit mot entre chaque chanson... Et même pas de fausse note côté tenue de scène. Perso, j'ai totalement kiffé ses deux vestes (non, franchement, ils les auraient vendues en merchandising, je me serais laissé tenter !). Bref, c'était encore une de ces soirées où l'on ressort le sourire aux lèvres, en en ayant pris plein les mirettes, plein les esgourdes...