Memento Yomi

16 juin 2019

Et là, m'effondre ?... (Mylène Farmer - U Arena le 15/06/2019)

20190615_205204Dix, onze, douze… Pourvu qu’elle soit douce… Il était impensable pour moi de ne pas écrire quelques mots sur le dernier concert de Mylène Farmer auquel j’ai pu assister, parce que depuis le tout premier  que j’ai fait (Mylènium Tour), je crois que j’ai couché des mots sur le papier blanc de l’ordinateur pour me souvenir de mon ressenti à la sortie et avec un peu de recul du spectacle. Même si le premier reste, je crois, juste sur mes disquettes perso (l’envie à l’époque d’envoyer la chronique au magazine Platine qui publiait des avis des lecteurs). On ressort de cette résidence parisienne 2019 assez… Comment dire ? Tétanisé par ce final inattendu, impacté par l’image forte qu’on peut en retirer et peut-être (mais comme souvent chez la star) même la crainte du message qu’il pourrait envoyer. Si chaque final sonne comme un adieu potentiel, celui reste particulièrement troublant du fait de la fin de cycle que ça engendre, de la boucle bouclée qui se créer. Peut-être est-ce juste aussi un des innombrables clins d’œil voulus par Mylène dans la totalité de ceux qui peuvent être présents dans ce spectacle comme dans l’album Désobéissance. On le saura sans doute dans quelques années quand il y aura ou non une nouvelle tournée, un nouvel album ou pas, parce qu’on l’imagine mal donner une réponse précise à cette question. Mais revenons-en un peu au début tout de même. Et à cette salle immense qui accueille donc la série de concerts.

Une salle impressionnante de par la hauteur qu’il peut y avoir. Des gradins remplis. Une fosse finalement pas si profonde que ça, ce qui fait aussi qu’on est pas totalement éloigné avec les places assises même si ce n’est pas Byzance. Et je crois que depuis Avant Que l’Ombre… à Bercy je n’ai jamais vu Mylène d’aussi loin (alors même que j’étais pas si mal placé que cela sur les côtés), on peut donc remercier les écrans placés de chaque côté (mais aussi au plafond parfois). Une scène qu’on aurait pu espérer peut-être un peu moins épurée puisqu’elle est dans la lignée de Timeless. Avec des objets mouvants mais on regrette quand même un truc un peu plus percutant (moi je veux revoir un truc à la Isis comme au Mylènium Tour par exemple). Bien évidemment, les indispensables écrans sont là et partout. Notamment pour l’entrée et puis après ça monte et ça descend. Comme beaucoup d’éléments scéniques (dont la scène elle-même en fait). Il y a d’ailleurs sûrement des effets qui ne sont pas visibles quand on est sur les côtés (je pense notamment à ce qui peut se passer visuellement sur Sans Logique) et comme d’habitude il est un peu compliqué de suivre tout ce qui peut se passer à droite et à gauche parce qu’il reste pas mal de petites choses ici ou là à scruter. Et que serait un concert de Mylène Farmer sans les chorégraphies et donc les danseurs ? Eux aussi ont pris de l’ampleur cette année par rapport à la dernière tournée. Ils se sont multipliés comme des petits pains et on retrouve des danseuses pour l’occasion. Ils sont tout de même 16 à accompagner la chanteuse et ça fait plaisir (fallait bien remplir aussi un peu visuellement cette large scène) parce que c’était un chouille rachitique sur Timeless.

20190615_213035

Et quand je dis qu’ils ont pris de l’ampleur, ce n’est pas seulement en nombre. C’est aussi en terme de présence dans les chorégraphies. Parce que le mot d’ordre de cette résidence c’est à la fois nostalgie et dépoussiérage en règle. Que ce soit au niveau des orchestrations de titres cultes ou donc de la danse. Les chorés originales ont quasiment toutes disparues à quelques exceptions près (bien sûr que Désenchantée n’allait pas être totalement bouleversée) et c’est un vent de fraîcheur qui souffle. Comme Mylène qui s’investit moins aussi dedans du coup. Elle laisse faire ses danseurs. Un mal pour un bien sans doute, ce qui permet de continuer de manière maline à assurer le show sans faire de play-back pour autant. On notera juste qu’il n’y a pas de choristes et que par contre il y a de nombreux effets pré-enregistrés sur de nombreux titres. Mais la chanteuse se plante suffisamment souvent pour couper court à la rumeur de play-back (d’autant plus que ce n’est pas toujours très juste), même si j’avoue ne pas forcément avoir remarqué ici (et pourtant, boulette sur Rolling Stone a priori). La set-list réserve de très nombreuses et agréables surprises. Si les classiques auxquels on pouvait s’attendre sont bien présents (L’Ame-Stram-Gram, California, Rêver -dans une version enfin un peu plus orchestrale depuis des lustres et donc un peu plus intéressante que le sempiternel piano-voix-, Pourvu qu’elles Soient Douces…), si on a toujours une partie piano-voix (mais raccourcie et 3 titres c’était fort bien -même si perso, je suis très déçu du choix de la chanson Un jour ou l’Autre, il y avait tellement mieux sur l’album Interstellaires à défendre-, surtout qu’il y a le retour d’Innamoramento et ça c’est cool !!), il y a donc aussi du plus inattendu. De l’inespéré pour les fans avec l’interprétation de Sans Logique (première fois depuis le tour 89) et même M’Effondre, un titre rescapé de l’album Bleu Noir et franchement, c’était top ! La montée en puissance donne un bel effet sur scène et j’en étais très heureux. C’était cool de retrouver Je Te Rends ton Amour (avec une belle mise en scène). Le mash-up C’est Dans l’Air/Fuck Them All était pour le moins surprenant (mais j’aurais bien voulu au moins une fois un p’tit refrain de C’est dans l’Air).

20190615_221821

Reste que comme à chaque fois depuis à peu près Avant que l’Ombre… à Bercy je trouve un peu dommage qu’il y ait un peu trop de place laissée aux titres cultes pour finalement minimiser l’exploitation de l’album en cours. Ou en l’occurrence, pire ici, des deux derniers albums. Interstellaires est réduit à peau de chagrin (mais au moins avec Interstellaires d’interprétée et le duo virtuel avec Sting) et c’est presque pas mieux pour Désobéissance qui aurait pu être mis un peu plus en valeur. On a même pas eu tous les singles/promos (pas de N’oublie Pas ni de Désobéissance) et il n’y a que Histoire de Fesses qui a été sauvée dans le reste. Un peu léger. Enfin, comment ne pas évoquer la toute dernière chanson, celle qui termine ce concert sur une boucle avec L’Horloge. Un choix audacieux, plein de références. Ouvert à plein d’interprétations donc. Terminons sur les costumes signés à nouveau Jean-Paul Gautier. A l’image de la coiffure beaucoup moins sophistiquée que les dernières fois mais néanmoins élégante et fort jolie, ceux-ci ne versent pas dans l’excentricité et savent être simples mais avec cette petite touche supplémentaire qui fait qu’ils ne sont pas non plus totalement banals. Côté programme (ou art book je crois qu’ils ont appelé ça niveau merchandising), c’est un peu léger aussi. Les photos sont super belles (a priori faites sur le tournage du clip de Des Larmes) mais ça manque un peu de mise en scène, d’originalité, de photos des musiciens et danseurs, de croquis, de tout ça quoi ! Le show manquait aussi de cette petite touche d’exceptionnel qu’il y avait eu avec les robots danseurs ou le rideau d’eau. Mais il reste que pendant deux heures, on en prend plein les mirettes tout de même (de nombreux jeux de lumière, la scène qui se mue au fil des chansons) et plein les esgourdes avec du son qui fait plaisir et ça reste le principal. Hâte de revoir tout ça sur blu-ray et de profiter de tous les détails que je n’aurais pu voir avec cette seule fois.

20190615_220849

20190615_223138

Posté par Nakayomi à 13:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


03 janvier 2016

Une bonne raison de rester... (And Then There Were None...)

and-then-there-were-none-02

Les grandes espérances sont parfois les plus dangereuses... Au cours de ma scolarité, j'ai toujours amené dès que je le pouvais mes passions dans l'enceinte de l'enseignement... Parfois en rendant hommage (voire un peu en plagiant en fait avec le recul !) à des oeuvres que je pouvais aimer, d'autres en faisant de l'objet du culte, une étude, un dessin, un texte, un devoir. La réciproque par contre n'est pas franchement vraie. En effet, on ne peut pas dire que, par exemple, les cours de français m'aient apporté le goût de la lecture et encore moins le goût de certains auteurs. J'ai en effet détester la plupart des livres que j'ai eu à lire ou bien encore la plupart des textes à étudier. Une exception cependant. Parce qu'il en faut toujours une qui confirme la règle. Et cette exception, c'est Agatha Christie (qui un peu plus tard devint une passion et qui se retrouva donc au centre d'un devoir de français). Le prof de cette année-là était plutôt sympa et avait une approche ludique de son cours. Et cet extrait des Dix Petits Nègres couplé à sa version bande-dessinée avait réussi à me séduire et à aller me faire prendre le livre au CDI. Et il fut dévoré plutôt rapidement et le point de départ d'une lecture d'une bonne partie de l'oeuvre de la romancière. Mais comme je suis un homme d'image avant tout, un enfant de la télé, c'est aussi vers les adaptations que je me suis penché. Les classiques Le Crime de l'Orient Express, Le Miroir se Brisa y sont passés, pas mal de téléfilms ainsi que les séries Miss Marple (au moins les premières)... Oui, parce que déjà à l'époque j'avais une prédilection pour les séries mettant en avant des personnages féminins et donc j'ai toujours préféré Miss Marple à Hercule Poirot. Dont en fait il n'est nullement question dans Les Dix Petis Nègres qui nous intéresse plus particulièrement ici. En effet, puisque c'est mon oeuvre culte de la romancière, autant dire que chaque adaptation augure une sacrée appréhension. Surtout quand on voit toutes les oeuvres qui peuvent y faire penser, s'en réclamant plus ou moins, et que ça n'a jamais été aussi bon... Quoique parmi le haut du panier, je mettrais bien Umineko no Koro Ni qui part un peu dans tous les sens mais qui possède une sacré bonne ambiance. Si Harper's Island est sympathique, bon, ça n'a pas la force de nos Dix Petits Nègres. Et les deux adaptations cinématographiques que j'ai pu voir du roman m'ont laissé perplexe. Celle avec Charles Aznavour m'a semblé ne pas bien comprendre l'oeuvre et ne pas rendre compte de toute la tension qu'il pouvait s'en dégager, tandis que celle en noir et blanc était peut-être un peu trop vieille pour que je puisse l'apprécier à fond (cela étant dit, elle m'a semblé meilleure que celle avec le grand Charles).

449553

Alors oui, autant dire que lorsque l'annonce d'une mini-série a été faite, j'ai flipper pour le résultat. Et déjà, j'avoue, j'ai été un peu chagriné de cette petite adaptation faite pour rendre la célèbre île un peu moins polémique en la renommant l'île du Soldat (qui plus est, elle ne ressemble pas à un soldat) plutôt que Nègre (même si je comprends bien). A côté de cela, en fait, dès les premières minutes et jusqu'à la fin du premier épisode, j'ai été totalement rassuré. J'ai retrouvé cette ambiance que je pouvais aimer dans le roman... J'avais d'ailleurs l'impression de le relire. D'entendre et de voir pour la première fois les personnages autrement que dans ma tête (il y a juste quelques dialogues qui semblent un peu plus... comment dire ? Moins dans ce que j'ai pu lire au niveau de la traduction, notamment le "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" ou le marin qui fait des va et bien entre l'île et la terre comme une "main qui branle"). Sinon, l'atmosphère est diablement réussie, nous plongeant dans ce petit jeu macabre de personnages qui vont se faire tuer... On retrouve la construction avec les souvenirs des personnages qui viennent s'expliciter au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, notamment celle de Vera qui est un peu le fil conducteur de l'histoire. On ressent vraiment tout ce cheminement vers la paranoïa qui s'instaure au fur et à mesure de la dispariton des personnages, des statuettes (mon dieu, par contre, ce qu'elles sont moches !! L'un des gros points noirs du film) et de la grande question de savoir qui s'amuse donc à les terrifier ainsi. La mini-série de 3x55min ne perd jamais en rythme et s'avère quasi-parfait jusqu'à sa conclusion qui précipite peut-être un peu les choses ou qui les amènent en tout cas de manière un peu dommageable (notamment pour le "dernier" petit soldat). Le cast est plutôt au diapason et s'avère plaisant dans l'ensemble (et que dire du charmant Aidan Turner -Being Human- sexy à souhait !). Si les dix petits soldats s'en sont allés, les téléspectateurs ont, eux, une bonne raison de rester.

21 octobre 2015

A crier ? (Scream, la série télé - Saison 1)

328759

De la suite dans les idées... Cette expression s'applique finalement assez bien à tout ce qui est cinéma, jeux vidéo mais aussi séries. Eh oui ! Qu'est-ce qu'on peut s'en coltiner des suites de films qui ont marché notamment. Ce qui s'applique même maintenant à l'univers des séries avec le retour d'anciens titres qui refont leur apparition comme X-Files. Parfois, il s'agit plus d'un reboot/remake (MacGyver et Xena ont été évoqués). Et parfois, on a même un joli mélange de deux univers. Ainsi, la série de films Scream a trouvé les chemins du petit écran et s'est octroyée une saison de 10 épisodes sur Netflix, le fameux site de streaming. Bon, autant dire que j'étais un peu sceptique sur un tel portage, l'histoire tenant sur un timbre poste au final se prêtant assez peu à cet exercice de style. On avait déjà pu plus ou moins voir les limites du slashers en version série avec Harper's Island par exemple. Et puis, reprendre le titre de films plus ou moins cultes, ça veut aussi dire partir avec un passif, des fans et donc des attentes. Cela étant dit, pas de lien de parenté avec les histoires qui ont pu être vues au cinéma... Oubliez donc l'apparition de Neve Campbell en Sydney. Nouveau lieu, nouvelles victimes, nouvelle histoire. Et pourtant, la série comporte tout à fait l'ADN des films. Les marqueurs sont tous présents et en cela, la série n'a finalement pas à rougir. On retrouve le meurtre d'ouverture qui lance l'histoire, une héroïne traquée au téléphone (et comme on est en 2015, les réseaux sociaux et SMS sont aussi de la partie), des ados qui se font éventrer et pas mal de références au cinéma d'horreur notamment... Et nouveauté, puisqu'on est dans une série, elles ne sont bien évidemment pas oubliées non plus (Game of Throne Pretty Little Liars pour celles que j'ai en tête par exemple). Ce qui donne toujours ce petit lien de connivence avec le téléspectateur qui pourra sourire des remarques faites par certains persos avec une petite mise en abyme. Rien de bien exceptionnel mais bon.

170917

Tout comme les personnages, archétypaux mais qui font le job et qui fait qu'au final, on a pas de déplaisir à suivre la série. Honnêtement, je m'attendais à être sans doute un peu plus déçu que ça et au bout du 10ème épisode, je peux dire que j'ai pris du plaisir. Il faut pas en attendre autre chose qu'un Scream côté scénario et déroulement, mais à partir du moment où l'on aime... Alors oui, par contre, le rythme est beaucoup moins soutenu que dans un film et du côté des frissons, ce sera sans doute un peu éparpillés, même s'ils ont tenté de sauver le coup en jouant sur le "mourir ou va pas mourir". De fait, on pourra trouver que le jeu de massacre est un peu léger en milieu de saison et que les courses-poursuites avec le tueur masqué un peu maladroit manquent un chouia, ce côté-là ne ressortant plutôt que vers la fin. Et comme je suis en train de parler du tueur, ils n'ont pas seulement changé les lieux et personnages, mais aussi la combinaison pourtant si mythique du tueur. Un peu moins granguignolesque mais du coup, beaucoup plus banal, moins identifié et c'est un peu dommage d'avoir enlevé ce charme. Histoire de rompre totalement avec la série de films au cinéma (si jamais il devait y avoir un nouvel opus, 20 ans après ?). Côté musique, pas de thème aussi marquant que ceux de Marco Beltrami lors du 1er film mais j'avoue que j'aime bien la musique du générique de fin assez sympathique. Et si vous voulez savoir, oui, on soupçonne un peu tout le monde et oui, j'avais un coupable en tête (avec quelques soupçons sur deux autres personnes) qui s'est révélé être bonne... Bref, une petite série qui était parfaitement de circonstance en cette fin du mois d'Octobre et qui replonge avec une certaine réussite (bien que manquant un peu de tension sur le milieu de la saison) dans une ambiance rappelant quelques souvenirs au plus anciens qui ont connus les films. Avec quelques scènes un peu gores au passage. A crier ou à sursauter, peut-être pas forcément jusque-là, mais à vous de voir...

Posté par Nakayomi à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 octobre 2015

Sur la route... (Shy'm - Rennes, le 13/10/2015)

20151013_203901

Doit-on prendre position dans une "guerre" ? La mienne c'est de ne pas en prendre mais tout de même de me poser quelques questions. Bon, en l'occurrence, je serais allé voir et Ysa Ferrer et Shy'm, comme ça, pas de jalouses... Oui, parfois, ces petites polémiques m'amusent. Des ressemblances, des coïncidences et éventuellement un peu de pompage. Il y a effectivement parfois des photos qui sont troublantes entre l'univers des deux artistes mais je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour apprécier le moment qu'est un concert pour être dans ma bulle... Ou ici, j'aurai pu dire dans mon cube. Parce que Shy'm apparaît en effet dans un cube le temps de la première chanson et y retournera plusieurs fois par la suite. C'est un peu ce qui constituera le seul élément de décor avec un écran géant derrière et les musiciens. C'est dépouillé mais ça fait le taf et surtout, il y a de jolies effets visuels, plutôt bien réalisés, comme le passage de la chanson "On s'en va" avec un écran sur le devant de la scène et la chanteuse qui "interagit" avec ou encore le final du spectacle d'une sobriété exemplaire avec un visuel juste magnifique, pour une reprise de "Comme ils disent" de Charles Aznavour. Quant aux tenues de Shy'm, elles sont diverses et variées, sobres et chic (pour l'entrée, pour le tableau avec "Garçon Manqué") ou un peu plus sexy et délurée comme cette tenue transparente avec des bouches et des yeux... Côté set-list, personnellement, j'ai plutôt apprécié l'ensemble. Bien évidemment, Solitaire est bien présent mais pas entièrement chanté. Ce qui n'est pas un grand drame, ce ne sont pas les plus tubesques des chansons qui ont été mises de côté ("Save My Way" sert d'interlude, on échappe heureusement aux "Chaussures en plastique"). Pour le reste, on a retrouvé les singles "La Malice", "On s'en va" ou encore "L'Effet de Serre" avec une chorégraphie baignée dans la lumière rouge et des danseurs (au nombre de deux) très hot. "J'te déteste", "Garçon Manqué", "Silhouettes" (que j'aime beaucoup perso) et "Cape Town de Toi" (là aussi, très joliement illustré sur l'écran de fond) viennent compléter le tableau. Quant au reste, on retrouve pas mal des succès de la chanteuse sur les anciens albums dont une petite séance "medley" (mais aux extraits plutôt longs) avec "Je Sais", "Femme de Couleur", "Prendre l'Air", "Victoire", "La Première" ou encore "Tourne" et la reprise de Calogero "En Apesanteur" qui nous rappellent qu'elle a dix ans déjà. L'occasion pour Shy'm d'ajouter les deux dernières inédites du best-of, récemment sorti justement, à la set-list du concert avec la reprise de "Tandem" (que je n'ai jamais aimé et ce n'est malheureusement pas la chanteuse qui va changer la donne) et "Il Faut Vivre" (sur laquelle j'étais un peu sceptique au départ mais elle passe bien maintenant). A côté de ça, l'avant-dernier album était aussi pas mal présent avec "Et Alors", "Caméléon", "On se Fout de Nous" et hors-single, "Black Marylin" (qui ouvre le concert) et "En Plein Coeur".

20151013_211724

Une set-list plutôt longue et pourtant le concert ne s'est pas non plus éternisé. Alors je ne sais pas si c'est moi, mais je trouve que c'est un peu radin 1h30 ou 1h45 (sans compter effectivement la première partie mais bon), et encore, il y a quelques moments où la chanteuse reprend un peu son souffle ou bien boit de l'eau... Bref, où elle papote aussi avec son public. Ce qui donne de bons moments, comme lorsqu'elle tente un petit saut dans la foule (timide, parce que la sécurité veille) ou encore quand elle arrose les premiers rangs quand elle pose la question de savoir si on a chaud... Sauf qu'elle n'avait pas prévu le coup de "l'arroseur-arrosé". Un moment très sympa où elle discute aussi avec le monsieur qui nettoie le sol de la scène (sécurité toujours) et lui propose même un petit coup de main. Séance de lançage de M&M's aussi (on me dit jamais rien, j'en aurai p'têt apporté !) qui se retrouveront redistribués par les danseurs et musiciens lors du salut final (au grand dam de la chanteuse !). Bon, autant dire qu'en repartant, j'ai piétiné quelques cadavres de M&M's qui n'ont pas trouvé de mains pour les accueillirs à la réception. Un moment très agréable dans l'ensemble donc (et puis y'a pas à dire, même si y'a pas mal de moments où la chanteuse est soutenu par les machines pour les refrains ou autres choeurs, elle a une bonne voix et c'est une bonne intérprète). D'autant plus, que j'étais plutôt bien placé sans trop attendre. Alors certes, apparemment, y'en a qui sont arrivés à 8h du matin, mais heureusement Shy'm n'est pas Mylène et donc même en arrivant à des heures décentes, être au premier rang est tout à fait possible. Entendons-nous bien, j'suis quand même arrivé un peu avant 17h pou un concert à 20h, mais ça reste raisonnable (ce qui l'est moins, c'est l'ambiguïté de l'heure de l'ouverture des portes pour la fosse "early"). Oui, elle a bradé ses billets pour remplir au max la salle, non c'était pas complet mais loin d'être catastrophique (gradins quasi pleins et fosse pas si mal remplie que ça... Et y'a des gens qui sont venus achetés leurs billets au dernier moment). Peut-être a une prochaine fois donc sur la route...

l'album photo du concert ICI

Posté par Nakayomi à 01:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

05 octobre 2015

De l'amour... (Cassandre - Paris, le 03/10/2015)

20151003_211727

Il était une histoire... Et celle-ci commença maintenant il y a quelques années. Genre sept ans. La découverte d'un groupe, composé de Pier et Flo, prénommé Cassandre. Un coup de coeur immédiat pour leur album autoproduit en version digitale. Après, il y a eu plusieurs aventures, de longs moments d'attente et finalement un premier album physique sorti suite au succès sur la plateforme My Major Company. Et depuis tout ce temps-là, je l'avoue, l'envie de les voir sur scène me titillait. Il y a eu des occasions, des show-case notamment mais quand on habite pas Paris, ce n'est pas toujours évident de faire le déplacement. Alors oui, quand le concert au Divan du Monde a été annoncé, suffisamment à l'avance pour s'y préparer, je n'y ai pas réfléchi à deux fois. Et ça aurait été dommage de louper ce concert de ces deux artistes aux voix si harmonieuses, chantant quasiment comme s'ils n'étaient qu'un. Alors oui, l'attente (comme la file d'attente, parce qu'après tout, je ne vois pas pourquoi ne pas arriver deux heures avant l'ouverture des portes pour être bien placé serait une hérésie quand on aime et que de toute manière, je m'ennuiais dans ma chambre d'hôtel ! :P) a été longue mais quel moment savoureux. Pier et Flo se sont donnés corps et âmes, nous entraînant dans leur univers si marqué et particulier au son des titres de leur album éponnyme joué en entier, et quelques bonus... Des reprises, dont "Tu Es Mon Autre" (vibrant) prenant tout son sens ou encore "Bohemian Rhapsody". Et puis le bijou "La Seine" ne figurant sur aucun album (et c'est fort regrettable), avec de magnifiques arrangements ou encore "Au Clair de Lune" qui était sorti à part de l'album Il Etait une Histoire. Les titres ont trouvé la plupart du temps un très bel écrin en version live dans l'énergie (comme l'intro sur "Atteins le Bonheur"... Il l'a été ! :D) ou l'émotion ("Liberté", "Nos Coeurs Libres"), en groupe ou juste avec le piano-voix.

20151003_204745

Qui dit live, dit aussi que tout ne peut pas être parfait. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on aime aller à un concert (sinon, on se contenterait de l'album, même s'il manque le visuel). Donc oui, il y a eu quelques couacs, dont le plus mémorable restera sans doute le faux départ de Flo sur "Et Sonnera l'Heure" (quant à l'autre, on peut penser à un petit écho en décalage sur l'une des premières chansons... Et le micro de Pier au piano qui choit un peu sur "Tu es mon Autre"...), mais absolument rien ne venant gâcher la fête. Et puis, comment ne pas citer les tenues de scènes, terminées dans les derniers instants si l'on en croit un tweet du groupe (au moins pour celle de Flo ! -encore lui-), toujours originales et réussies. Veste patchwork dans un premier temps, avant qu'ils ne la tombent (bien évidemment, il a commencé à faire encore plus chaud à ce moment-là !) et laissent apparaître des t-shirt aux motifs différents mais dans un même esprit. A la fois simple, chic et décontracte. Ils peuvent tout porter ! (BOn, et puis, il n'y a peut-être que moi qui ai remarqué, mais j'ai bien aimé leurs bagues aussi... ^^ Le premier rang a ses avantages, on peut voir des menus détails). Côté set-list, peu de faux-pas donc. "Ma Révolution" aura le droit à deux interprétations, dont le rappel et une autre en version plus dépouillée en cours de route. Mon coup de coeur "Non Mais je Rêve" faisait partie de la liste... Je regrette juste qu'il n'y ait pas vraiment eu de chansons de Il Etait une Histoire (oui, j'avoue, j'aurai tellement aimé au moins "L'Arc-en-Ciel" !), car si on veut juste pinailler un peu, le concert aura duré un peu moins d'une heure et demie... Mais pour compenser, Pier et Flo sont tout de même venus faire des dédicaces et des photos à la fin... J'ai donc eu le nez fin d'attendre après avoir fait un petit tour sur le stand du merchandising (je vais pouvoir boire dans un mug Cassandre, dormir dans un t-shirt Cassandre et afficher un poster Cassandre ! ^^). Un peu improvisé et donc un peu désorganisé mais ils ont été adorables. La photo avec eux, ça n'a pas de prix (et un producteur encore plus heureux, un !). Donc un grand merci à vous Pier et Flo pour ce moment magique. Ce moment unique. Ce n'est que de l'amour...

L'album photo du concert ICI

Posté par Nakayomi à 00:26 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,